
26 mars 2025
Les défis de cybersécurité pour les banques en Afrique
Face au nombre croissant de cyberattaques, les banques africaines doivent impérativement agir pour renforcer leur sécurité...

Pour les banques africaines, le Cloud représente un levier de modernisation de plus en plus incontournable pour gagner en compétitivité. Les systèmes informatiques traditionnels mis en place freinent l’innovation et peinent à répondre aux besoins actuels et futurs.
Le Cloud, lui, permet de gommer cette dette technique. Il ouvre la porte à plus d’agilité, un time-to-market réduit et donc : une meilleure expérience client. Et les bénéfices sont aussi économiques : les banques qui migrent vers le cloud peuvent réduire leurs coûts d’infrastructure jusqu’à 30 %.
Mais cette transition soulève aussi des questions sensibles, notamment autour de la souveraineté des données et de la sécurité. Dans cet article, la question n’est donc pas de savoir si les institutions financières doivent migrer vers le cloud, mais plutôt : comment le faire intelligemment ?
Adopter le Cloud, ce n’est pas simplement moderniser son infrastructure. C’est un choix stratégique qui permet aux banques africaines de gagner en agilité, en flexibilité et de dynamiser leur capacité à innover.
L’un des principaux avantages du cloud concerne la rapidité de déploiement. S’il faut plusieurs mois pour installer des serveurs et configurer l’infrastructure, une plateforme Cloud permet de tester, déployer et adapter les fonctionnalités dans des délais nettement plus courts.
Les banques digitales construites sur des plateformes « cloud native » lancent des produits 70 % plus rapidement. Cette approche fait donc toute la différence. Elle permet de répondre aux attentes des clients et de réagir rapidement.
Avec le Cloud, les banques ne courent plus le risque de surdimensionner leur infrastructure pour parer à toute éventualité. Elles ajustent rapidement leurs ressources en fonction de l’évolution des besoins. Cette souplesse est un atout majeur pour permettre à la banque de proposer des services adaptés, à mesure qu’elle se développe.
Plutôt que d’acheter du matériel, de souscrire à des licences et de mobiliser d’importants capitaux dès le départ, l’infrastructure devient un service, facturé à l’usage. Cela permet de lisser les coûts dans le temps, de mieux gérer les budgets et d’expérimenter sans alourdir la structure de coûts.
Grâce à l’architecture Cloud, les équipes accèdent aux données depuis n’importe où, y compris dans un contexte multi-pays. Les collaborateurs peuvent travailler de façon fluide et réactive. Les banques bénéficient d’une vision consolidée sur les actifs applicatifs et gagnent en agilité, tout en évitant la complexité d’un déploiement local dans chaque entité.
Certaines tâches peuvent aussi être automatisées, ce qui allège la charge des équipes et renforce encore leur productivité sur les projets plus stratégiques.
Les mises à jour de sécurité sont entièrement gérées par le fournisseur Cloud. Les sauvegardes sont mieux gérées et la récupération après sinistre facilitée.
Le Cloud ouvre l’accès à des technologies autrefois réservées à quelques grandes banques. Les microservices sont autant de briques qui permettent de construire une expérience client moderne.
La sécurité est sans doute la préoccupation la plus forte dès lors qu’il est question de Cloud. Migrer vers le Cloud n’est pas seulement un changement technologique, c’est aussi un switch culturel. Pour beaucoup, l’idée même d’externaliser les données soulève des doutes, et le curseur est plutôt placé sur la prudence et le contrôle : « Où seront stockées les données ? Qui y a accès précisément ? Que se passe-t-il en cas de panne ? » Autant de questions légitimes qui freinent l’enthousiasme.
Convaincre les décideurs n’est pas toujours facile, notamment dans un secteur où la sensibilité autour des sujets de sécurité est particulièrement forte. Et les affaires de fuites de données et de cyberattaques relayées dans la presse (à échelle mondiale), n’aident pas à construire un climat de confiance autour du Cloud.
Pour avancer, il faut donc accompagner ce changement de posture. Cela passe par de la formation, de la pédagogie, mais aussi des preuves concrètes de sécurité. Il ne suffit pas d’affirmer que le Cloud est sûr : il faut le démontrer !
Authentification renforcée, certifications de sécurité (ISO 27001 par exemple), systèmes de chiffrement, redondance des données, plan de reprise après incident… tous ces dispositifs doivent être lisibles, compréhensibles et montrer qu’ils sont compatibles avec les exigences du secteur. C’est à ce prix que la confiance pourra véritablement s’installer.
Les innovations ne peuvent se développer sans adaptation de la législation. Dans le contexte africain, où les cadres réglementaires autour des technologies Cloud varient fortement d’un pays à l’autre et sont souvent en cours de structuration, des échanges réguliers entre les éditeurs et les régulateurs sont essentiels. Pour lever les freins, il faut pouvoir expliquer le fonctionnement des systèmes, présenter les garanties mises en place et démontrer que le Cloud peut coexister avec des exigences strictes de conformité. Surtout, il faut recentrer la discussion sur le client. Prouver que ces nouvelles avancées permettent de protéger le client, de lui apporter un service différent, de favoriser l’inclusion financière. Ces éléments permettront de rassurer les banques, et les régulateurs africains auront des raisons concrètes de les soutenir.
Migrer vers le Cloud ne signifie pas forcément tout transformer d’un coup ! Au contraire, il est souvent préférable d’adopter une démarche progressive. Il est possible, par exemple, de commencer par une fonctionnalité bien identifiée, sans toucher au cœur du système. Démarrer par les services les moins critiques, les scénarios les moins risqués pour apprendre, se mettre en confiance, et démontrer la valeur du Cloud.
Certaines banques choisissent même de créer une nouvelle entité digitale, indépendante, pour expérimenter sans perturber l’activité courante.
Un projet réussi ne se joue pas uniquement sur le plan technique. Il repose aussi sur l’adhésion et la compréhension des équipes internes. Il est essentiel de former les collaborateurs aux nouvelles pratiques, de les sensibiliser aux enjeux de sécurité et de leur donner les moyens de s’approprier les outils pour limiter la résistance au changement.
Ainsi, l’organisation monte en compétence au fur et à mesure. Plus les équipes comprennent ce qu’apporte le Cloud, plus la transition sera fluide.
Pour embarquer l’ensemble des équipes, et notamment la direction, il est important de s’appuyer sur des résultats mesurables. Définir dès le départ des KPIs pertinents permet de suivre l’impact du projet et de se rendre compte des bénéfices du Cloud.
Parmi les indicateurs les plus pertinents à suivre : le TCO (cout total de possession), le taux d’adoption des nouveaux services, le time to market, la disponibilité des services, la réduction des pannes.
Enfin, ne pas sous-estimer l’importance de l’accompagnement. Migrer vers le Cloud implique des choix structurants qu’il vaut mieux aborder avec des experts qui maitrisent pleinement le sujet.
Skaleet est un core banking solution cloud-native qui permet de se conformer aux exigences locales. Notre expérience aux côtés de différentes institutions financières africaines nous permet de proposer un cadre adapté, tout en garantissant le plus haut niveau de sécurité et de performance.
Pour aller plus loin, découvrez le webinar Migrer vers le Cloud : un processus nécessaire pour une révolution bancaire réussie organisé par One Africa Forums.
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26 mars 2025
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