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Buy and Build : une approche stratégique pour les fintechs en Afrique

Lors de leur création, la majorité des fintechs adoptent une approche in-house, développant leurs infrastructures technologiques en interne. Si ce modèle offre un certain contrôle, il présente néanmoins des limites.

Aujourd’hui, de nouvelles solutions voient le jour. Elles permettent d’innover rapidement et de s’appuyer sur des technologies existantes, tout en gardant la liberté de configurer son offre pour l’adapter aux besoins du marché. Dans cet article, découvrez les bienfaits de cette approche « Buy and Build », et son importance dans le contexte africain.

Mieux comprendre l’approche Buy and Build

Pour se lancer, les fintechs africaines privilégient bien souvent le développement en interne. L’argument principal ? Un meilleur contrôle sur la personnalisation et les coûts. Cependant, cette méthode nécessite d’investir beaucoup de temps sur le back-end bancaire pour gérer des éléments tels que l’onboarding client ou la configuration des types de produits.

Ces éléments, bien que nécessaires, n’apportent pas de différenciation sur le marché. Ils peuvent donc être délégués pour se concentrer sur d’autres aspects plus perceptibles comme l’amélioration de l’expérience client.

Dans ce cadre, s’appuyer sur un Core Banking Solutions agile et modulaire permet d’atteindre un haut degré de personnalisation pour les éléments à haute valeur ajoutée, sans tout réinventer.

Gagner du temps pour l’innovation

Développer une solution « from scratch » est un processus qui peut s’étaler sur plusieurs années avant d’être fonctionnel à 100 %. Cela implique un cycle de développement long (construire, tester, ajuster, sécuriser, etc.) et des coûts cachés pour maintenir la solution et effectuer les mises à jour par exemple.

L’approche «buy and build » permet aux fintechs de se concentrer sur leur cœur de métier et d’intégrer rapidement des composants éprouvés pour gérer les aspects essentiels. Cela garantit un time to market accéléré et une réduction des risques.

 

Un cadre réglementaire exigeant

L’environnement financier connait des évolutions de son cadre réglementaire en Afrique. Les autorités ont désormais des exigences accrues en matière de sécurité et de conformité. Par exemple, au Kenya, la SASRA (Sacco Societies Regulatory Authority) a récemment durci les règles pour les fournisseurs afin de mieux lutter contre les cyberattaques, éviter les violations et garantir la protection des données

Les fintechs doivent être capables d’atteindre un certain standard de sécurité de se conformer aux réglementations établies, sous peine d’interdiction par les régulateurs d’utiliser leurs services. Elles sont également soumises à des audits complets et rigoureux.

La cybersécurité : un enjeu grandissant

La sécurité cyber est un sujet critique en Afrique. Les entreprises sont la cible d’attaques cybercriminelles, qui sont de plus en plus conséquentes et sophistiquées. Les cyberattaques visent notamment les fintechs en pleine croissance. Elles ont par exemple pour objectif de perturber ou d’endommager leurs systèmes, ou de dérober des données confidentielles. En voici quelques exemples :

  • Fraude aux paiements: l’exploitation de failles pour détourner des fonds, en modifiant les bénéficiaires ou en simulant des paiements légitimes
  • Phishing: des emails frauduleux imitant des communications officielles pour obtenir des données personnelles (numéros de carte, mots de passe, etc.)
  • Intrusion dans les systèmes: les fintechs qui développent en interne peuvent se retrouver avec des failles difficiles à détecter qui augmentent le risque d’intrusion
  • Ransomwares: des logiciels malveillants qui verrouillent les données d’une entreprise et paralysent complètement les opérations. Les hackers réclament une rançon contre la restitution des données. Le secteur financier est une cible privilégiée en raison de la valeur des données qu’il héberge.

L’un des risques majeurs pour les entreprises 100 % in house est le manque de réactivité. Les fintechs gérant leur propre infrastructure doivent consacrer des ressources considérables pour sécuriser leurs systèmes en appliquant :

  • Un très haut niveau de surveillance 24 h/24 et 7 j/7 : si une faille est exploitée au mauvais moment, cela peut entrainer des pertes conséquentes, à la fois financières et réputationnelles.
  • Des mises à jour régulières et des correctifs de sécurité. Généralement ces patchs doivent être appliqués en urgence, à des moments de la journée ou de l’année stratégiques, choisis par les attaquants.
  • Des stratégies de détection et de réponse aux intrusions.

L’approche « Buy and Build » permet de déléguer la sécurité à des experts, qui en porteront la responsabilité. Dans ce modèle, les entreprises s’appuient sur une équipe dédiée, qui assure la conformité aux exigences de sécurité formulées par les régulateurs. Ainsi, elles peuvent se concentrer sur leurs produits pour répondre aux besoins des consommateurs, et dormir sur leurs deux oreilles.

Dans certains cas, les deux méthodes peuvent être combinées pour une protection renforcée selon les spécificités de l’établissement.

Conserver l’essentiel, intégrer l’existant

Adopter une approche Buy and Build ne signifie pas repartir de zéro. Les fintechs ayant déjà développé des modules in house ne doivent pas les abandonner.

Une entreprise peut choisir  : le front end et la création de fonctionnalités spécifiques pour répondre aux besoins propres de leurs clients.

Grâce à une architecture modulaire, elles profitent du meilleur des deux approches : un Core Banking sécurisé, flexible et capable de lancer des produits rapidement, tout en gardant la main sur l’innovation et l’expérience utilisateur.

Une autonomie et un degré de personnalisation conservés

Les API (interfaces de programmation d’application) permettent aux fintechs d’intégrer d’autres services facilement, de tester de nouveaux produits et d’accélérer leur croissance en s’adaptant rapidement aux nouvelles demandes du marché.

Comment Skaleet matérialise cette approche 

Skaleet propose une plateforme bancaire SaaS conçue pour répondre aux enjeux des fintechs grâce à :

Une structure modulaire et flexible

L’architecture API-first de Skaleet permet aux fintechs de se connecter de manière autonome à un large éventail de solutions. La modularité de la solution permet aux établissements d’ajouter ou de remplacer des briques technologiques facilement.

La plateforme est hautement configurable, pour offrir flexibilité, agilité et une personnalisation élevée. Grâce à une approche low code, les fintechs peuvent adapter rapidement leurs offres.

Un écosystème évolutif 

Skaleet facilite l’intégration et donne accès à son catalogue de partenaires, sélectionnés pour leur fiabilité, leur efficacité et leur sécurité. Cette approche Best-of-Breed permet aux fintechs de s’entourer des meilleures solutions, sans contraintes.

Un time to market réduit

Le déploiement peut être réalisé  , contrairement aux systèmes in-house qui nécessitent plusieurs années de développement.

Une sécurité accrue

La sécurité est un sujet central pour Skaleet, qui est d’ailleurs certifié ISO 27001. Cette certification garantit le respect des plus hauts standards de sécurité pour assurer aux fintechs une conformité et une protection optimale.

Vous souhaitez en savoir plus ? Nos équipes sont à votre écoute pour vous aider à la mise en place d’une approche Buy and Build efficace et vous offrir un support continu. Contactez-nous.

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